Vacances

Le mot « vacances » est d’origine latine : vacans, vacare qui signifiait être dépourvu, inoccupé, vide en manque de quelque chose…
Depuis 25 ans que j’accompagne des personnes dans mon cabinet ou mes stages, j’ai pu constater les diverses difficultés inhérentes à ce moment qui devrait être vécu de façon privilégiée, depuis qu’il a été instauré en 1936 grâce au Front Populaire : ennui, sensations de vide, angoisses, tensions dans les couples, sursauts d’autoritarisme envers les enfants, abandon des animaux. Comment mieux préparer et prendre soin de cette période qui est censée nous faire du bien ?

  • Laisser les bagages émotionnels pour nous alléger : faire notre hygiène émotionnelle envers notre partenaire, nos enfants, le travail/les collègues avant de partir. Mode d’emploi : je prends une feuille, un stylo et j’y écris directement à la personne concernée tout ce que j’ai besoin de déverser (j’en assez de, j’ai peur de, je t’en veux de, je suis triste de, je suis déçu e de, etc…) puis je lis à voix haute tout ce que j’ai écrit puis je déchire le document. S’il y a beaucoup de colère, il est conseillé de taper dans un coussin et faisant très attention de ne pas se blesser.

 

  • Vérifier si nous avons connu dans nos premières années des moments d’éloignement et/ou de séparation qui ont été douloureux en créant de l’insécurité. Si c’est le cas, nous avons besoin de les évacuer (voir ci-dessus) pour que le s départ s ne soient plus synonymes de procrastination ou d’angoisse.

 

  • Mettre de la conscience sur certains de nos conditionnements éducatifs et sociétaux (L’oisiveté est mère de tous les vices, Si je ne travaille pas je n’existe pas…) pour les transformer : mon Etre a besoin de repos, de se recharger dans la douceur et l’amour. J’ai besoin de m’autoriser au « rien » (soi-disant improductif) afin de revenir vers le quotidien en pleine forme !

 

  • Privilégier du temps avec notre partenaire : se parler, partager nos vécus, envisager ds projets, prendre soin de la relation ; nos envies-besoins-désirs mutuels sont-ils majoritairement satisfaits ? Nous pouvons veiller à ce que les prises de décisions soient équilibrées dans le donner/recevoir. A éviter le processus dominant-dominé qui ramènera immanquablement dans le Triangle Dramatique Bourreau-Victime-Sauveur.

 

  • Privilégier du temps avec nos enfants en leur offrant des moments de qualité où nous sommes entièrement là pour eux dans le jeu et l’interaction. Rappelons nous que le jeu est une nécessité pour l’enfant dans sa construction (hors de tout écran !).

 

  • Envisager un jeûne d’écrans pour mesurer à quel point ceux-ci viennent parasiter voire amputer notre relation à nos proches immédiats, au profit de réseaux qui nous nourrissent surtout en occupationnel, mais peu dans notre profondeur. Oser lire !

 

  • Oser de la fantaisie, expérimenter de nouvelles dimensions de nous-même, découvrir, contempler et s’émerveiller de la beauté. Il n’y a pas besoin d’aller à 10000 km pour le faire ! Si nous regardons un environnement naturel connu avec les yeux d’un petit qui découvre pour la première fois, nous en serons emplis intensément.

 

  • Prendre soin de notre corps qui n’est pas une machine corvéable à merci. Apprendre à le considérer avec amour, en tant que conscience qui nous accompagne dans notre chemi de vie. Choisir de le traiter avec grande bienveillance dans ses multiples facettes : libérer nos émotions, bouger physiquement en le respectant, bien boire, se nourrir bio et vivant le plus possible, être attentif à son amplitude respiratoire.

 

  • Prendre soin de façon responsable de tous nos compagnons animaux. Nous les avon choisis. Ce sont des êtres d’Amour entièrement dépendants de nous. Ce ne sont pas de objets. De plus en plus de lieux acceptent ceux-ci ou alors les confier à quelqu’un qui saura bien s’en occuper jusqu’à notre retour. Vivre ses vacances avec son chien peut être un beau moment partagé.

 

  • Etre attentif à la Terre. Que nos vacances soient le plus respectueuses possibles de celle-ci. Apprenons-le à nos enfants. Les fleurs, les arbres, les animaux sauvages sont des chef-d’œuvre de la Création.